ah

Premier article de blog

Il s’agit de votre tout premier article Cliquez sur le lien Modifier pour le modifier ou le supprimer ou commencez un nouvel article. Si vous le souhaitez, utilisez cet article pour indiquer aux lecteurs pourquoi vous avez commencé ce blog et ce que vous envisagez d’en faire. Si vous avez besoin d’aide, adressez-vous aux gentils utilisateurs de nos forums.

Indeed??

« I don’t believe in frettin’ and grievin’ 
Why mess around with strife’ 
I never was cut out to step and strut out 
Give me the simple life 

Some find it pleasant dining on pheasant 
Those things roll off my knife 
Just serve me tomatoes and mashed potatoes 
Give me the simple life 

A cottage small if all I’m after 
Not one that’s spacious and wide 
A house that rings with joy and laughter 
And the ones you love inside 

Some like the high road, I like the low road 
Free from the care and strife 
Sounds corny and seedy, but yes, indeed 
Give me the simple life »


Over there

Il est grand
Blanc
Immense
Et sous le froid et dans la neige
Me protège
Y’a des hivers qui ne finissent pas
J’aurai tout le temps là-bas
Ah les lentes heures faibles
Lumières sur Montréal qui tombent
Crissante glace à mes pieds
Que la lune croisse jusqu’en été

Aujourd’hui même



Toujours dans le jour j’essaie j’écume
Après dans l’élan j’allume une île
Un point, une flamme
Sans écran pour me mouvoir
En silence
Craquement d’allumette
Et fumée bleue qui me guide
Sous la terre ou au ciel
Un éternuement éteint le virtuel
C’est l’instant où je guette
Une ombre, une silhouette
Qui épouserait les contours
Qui sont les siens, que je veux miens

Confirmation

Qu’est-ce qui fait que mon attention tout entière est retenue par un espace-temps dans lequel je suis immergée sans effort?
C’est mon troisième concert de Catherine Major. Après les mots échangés il y a un an à l’issue de sa prestation, sourires et rires, j’attendais fébrilement son entrée sur scène. Je sais ce que je viens trouver ici : l’adrénaline et l’envolée qu’elle est capable de dispenser depuis sa place. Je sais que je serai plus vivante et plus vibrante d’ici deux heures, je trépigne d’avance sur mon siège de ce petit théâtre de ville où encore une fois les spectateurs n’oseront l’accompagner. Ici on mentalise: « il faudrait relire les paroles », « j’aimerais savoir jouer du piano comme ça »…
Je sais son talent, sa grâce, son énergie folle, sa retenue.
De lassitude, aucune: les réarrangements sont là, surprenants et justes. Catherine sait s’entourer du mieux, preuve en est les trois gentilhommes qui l’accompagnent.
Ces quatre-là sur la scène en face, c’est un seul corps qui se meut et nous émeut, une seule veine partageant le même sang, têtes et corps en transe.

Justesse des mots, toujours, justesse des harmonies.
Qu’est-ce qui me touche chez elle, qu’est-ce qui fait qu’à l’écrire les larmes me montent?
Il existe un pouvoir sans doute, celui de toucher la corde la plus profonde de l’âme humaine. Ce pouvoir, Major l’a.
Autant la voix que les doigts, elle dépasse les comparaisons futiles pour ancrer chaque fois davantage son univers. Humilité signe d’une maîtrise incontestée de son art et d’une création perpétuellement en recherche.

Je viens apaiser ma quête inassouvie du beau et du bon dans la musique. Mon autre moi-même, le vrai qui chante et joue.
Sait-elle comme ses résonnances font écho en moi?

Je suis sa trace, admiratrice éclaireuse, ne voient-ils donc pas l’immensité de son talent?
Catherine, simple et forte, exigeante et lucide, amoureuse et aimante, qui porte l’éventail de ses émotions tout en nuances subtiles, avance, loin et vrai.

Ce n’est pas une illusion, cette symbiose des notes et des mots continuera de me toucher.
Ce soir encore, loin d’ici mais pas tant que ça, je sais que d’autres que moi auront la confirmation.

Je ne sais que lui dire merci, un mot si court pour tant d’effets.